La Food and Drug Administration (FDA) vient d'accorder le statut de percée thérapeutique à deux nouvelles molécules.
La première, ocrelizumab, des laboratoires Roche dans la sclérose en plaques. C'est « le premier médicament expérimental à enregistrer, dans le cadre d’études pivots, des résultats positifs tant dans la forme récurrente que dans la forme primaire progressive de la sclérose en plaques », souligne le laboratoire. Deux études (OPERA I et OPERA II) chez des patients atteints de SEP récurrente (85 % des cas de SEP diagnostiqués) montrent une supériorité sur l’interféron bêta-1, traitement de référence de la SEP. L'étude (ORATORIO) menée chez des personnes atteintes de SEP primaire progressive, forme de la maladie caractérisée par une aggravation des symptômes sans alternance de poussées et de périodes de rémission, l’ocrelizumab a significativement ralenti la progression de l’invalidité clinique par rapport au placebo.
La seconde molécule à avoir reçu le statut d'avancée thérapeutique est le durvalumab (MEDI4736), un anticorps monoclonal des laboratoires AstraZeneca et de sa filiale biothechnologique MedImmune. Cet anti-PD-L1 est indiqué chez les patients atteints de cancer urothélial métastatique inopérable résistant au traitement standard. Le statut de percée thérapeutique permet d'obtenir un examen accéléré des médicaments pour des maladies graves ou mortelles, afin que les patients y aient accès le plus rapidement possible. Ce statut lui a été accordé au vu des résultats d'une étude de phase I.
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