Sobriété médicamenteuse

Freins à la déprescription : les patients ont-ils bon dos ?

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Publié le 12/12/2022
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Crédit photo : GARO/ PHANIE

À quel point les patients freinent-ils vraiment la déprescription ? Telle est la question à laquelle a tenté de répondre le Dr Marine Crest-Guilluy, qui figure parmi les premières à avoir consacré sa thèse à cette question, il y a dix ans. « En fait, j’avais choisi de rebondir sur un des seuls travaux qui avaient à l’époque été consacrés à la déprescription, qui concluait que les médecins n’étaient pas prêts à franchir le pas, du fait de réticences de leurs patients. J’ai ainsi voulu vérifier ces réticences », raconte-t-elle.

Pour ce faire, la généraliste a mené une étude qualitative qui suggère que les patients sont prêts pour la déprescription, mais à certaines conditions. « En particulier, ils exprimaient un besoin d’accompagnement et des alternatives non médicamenteuses », rapporte le Dr Crest-Guilly. La généraliste évoque toutefois des « distinctions entre les âges », les sujets les plus âgés apparaissant particulièrement attachés à leurs médicaments – inclus dans leurs rituels quotidiens, et associés à des « fantasmes de maintien de la vie », en particulier pour les traitements introduits comme devant être suivis « à vie ».


Source : lequotidiendumedecin.fr