Réduction de la quantité de connaissances surspécialisées

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Publié le 05/05/2020

Vraie nouveauté, l'épreuve de connaissances théoriques se déroulera sur quatre demi-journées dès le début de la sixième année de médecine (septembre). L'objectif est de vérifier si l'étudiant a les connaissances clés requises pour l'internat, en réduisant le volume global des savoirs et la part des items ultraspécialisés attendus, et en diversifiant la docimologie. 

Contrairement aux ECNi où les étudiants sont évalués sur des acquis ultrapointus, cette épreuve portera sur des connaissances de complexité graduée – « rang A » pour les indispensables (symptômes de l'infarctus du myocarde par exemple) et rang B pour les connaissances plus spécialisées. La note pèsera lourd puisqu'elle devrait compter pour 50 % de la note finale.

Un guide ressource – livret de suivi des apprentissages – publié en ligne gratuitement doit présenter les quelque 370 items du programme de deuxième cycle (dont un tiers a été supprimé). Plusieurs nouveaux sujets ont été ajoutés sur le numérique en santé, l'endométriose, la mort ou la médecine génomique. Le référentiel de connaissances renverra à des sources libres et gratuites pour approfondir certaines thématiques.

Des tests de concordance de script

Comme aux ECNi actuelles, l'examen comprendra des dossiers progressifs, une lecture critique d'article et des questions isolées. Mais s'y ajoutent des tests de concordance de script (TCS) pour évaluer le raisonnement clinique en situation d'incertitude et des keys features problems (KFP) autour de cas cliniques courts et ciblés.

Un taux minimum de validation de 80 % des réponses au « rang A » devrait être requis pour participer à la procédure de matching de fin de l'année. Les connaissances de rang B auront des coefficients différents en fonction des spécialités. Fin septembre, un classement national sera publié dans les 44 DES. « Cela permettra aux étudiants d'aiguiller leurs choix de stages », précise Sébastien Villard, en charge des études médicales à l'ANEMF. 

S.M.

Source : Le Quotidien du médecin