L’incidence de l’épilepsie varie en fonction de l’âge. Elle est plus élevée chez l’enfant (70 nouveaux cas/100 000/an) et chez l’adulte de plus de 65 ans (100 nouveaux cas/100 000/an).
Chez l’adulte jeune, une lésion corticale post-traumatique est l’étiologie la plus fréquente. Les autres causes peuvent être vasculaires (malformation artérioveineuse, cavernome cérébral) ou infectieuses (encéphalite herpétique, neurocysticercose). « L’IRM peut également détecter des tumeurs neurodéveloppementales (dysplasie neuro-épithéliale, gangliogliome, etc.), indique la Dr Morgan Ollivier (CHU de Bordeaux). La sclérose hippocampique est la cause la plus fréquente d’épilepsie pharmacorésistante de l’adulte. Une encéphalite auto-immune limbique peut également expliquer une première crise. »
L’épilepsie est plus fréquente chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) : elle en atteint 4 %, contre 0,75 % dans la population générale. Elle survient dans la majorité des cas après les premières manifestations cliniques et en est un marqueur de sévérité. À l’IRM, on observe davantage d’atrophies et de lésions corticales et sous-corticales que chez les patients SEP non épileptiques.
AVC et Alzheimer chez le sujet âgé
L’épilepsie touche environ 1 % des sujets âgés ; l’AVC (hémorragique surtout) en est la première cause. Elle survient précocement (24-48 heures) dans 9 % des AVC et est corrélée à l’étendue de l’atteinte corticale. Elle est d’apparition plus tardive pour 2,5 % des AVC, surtout en cas de localisation sylvienne étendue, avec hématomes lobaires.
Les autres grandes causes d’épilepsie chez le senior sont les maladies neurodégénératives, au premier rang desquelles la maladie d’Alzheimer (13 % des patients présentent une épilepsie). La prévalence de l’épilepsie augmente avec la durée de la maladie ; elle est probablement sous-estimée. Une sclérose hippocampique d’apparition tardive (post-AVC ou encéphalite limbique) peut également altérer la mémoire, et être épileptogène.
Session « Imagerie de l’épilepsie : de la tétine au dentier, qu’attend-on du radiologue ? »
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