« Classiquement, dès l’identification d’un asthme professionnel (AP) – déclenché par le travail – l’on prônait, si possible, l’éviction totale, ce qui signifiait pour la personne une inaptitude au poste d’où un licenciement avec une faible indemnisation. Or on sait depuis peu que près de 40% des personnes déclarées en asthme professionnel perdent définitivement leur travail. De plus, une étude espagnole conduite par Xavier Munoz (Barcelone) en cours de publication a démontré que des personnes avec un AP, qu’elles continuent leur travail en étant surveillées ou qu’elles l’arrêtent complètement, voyaient leur asthme évoluer de la même manière après 5 ans : celui des premiers n’avaient pas empiré et celui des seconds ne s’était pas pour autant amélioré.
D’où mon message : les tests de provocation sont indispensables. Non obligatoires en France, ils permettent pourtant de repérer les AP réellement liés aux produits auxquels sont exposés les personnes : 50% des boulangers ont des symptômes de type rhinite mais n’ont pas d’IgE à la farine ! Cela signifie que l’on fait du surdiagnostic d’asthme professionnel avec le risque de priver à tort certains professionnels de leur métier. »
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