Une cardiopathie sur dix non diagnostiquée chez les patients hospitalisés pour diabète ou obésité

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Publié le 07/05/2026

Une échographie cardiaque est indiquée chez environ un quart des patients hospitalisés pour diabète et/ou obésité, et globalement un sur dix présente une atteinte cardiaque.

Crédit photo : PHANIE

Quelle est la prévalence d’une cardiomyopathie et ses déterminants chez des patients atteints de diabète et/ou d’obésité, en prévention primaire, a priori indemnes ? Réponse : 10 %, d’après l’étude Metab-Heart.

L’étude a inclus prospectivement, dans deux centres (hôpitaux Avicenne, à Bobigny, et Jean-Verdier, à Bondy), 1 430 personnes sans cardiopathie connue, chez lesquelles une échographie cardiaque était réalisée en cas de critères de sélection définis par la Société européenne de cardiologie (≥ 2 signes d’insuffisance cardiaque et/ou anomalies ECG et/ou NT-proBNP > 125 ng/mL), ou en présence d’une troponinémie supérieure à 14 ng/mL.

L’atteinte cardiaque était définie par une fraction d’éjection < 50 %, une dysfonction diastolique, une hypertrophie ventriculaire gauche ou une altération du strain longitudinal global.

Critères identifiables

Au total, 1 192 patients vivant avec un diabète (72 % DT2, 23 % DT1, 5 % autres) et 238 patients avec une obésité sans diabète ont été inclus (49 % d’hommes, avec un âge médian de 52 ans, HTA dans 46 % des cas, une dyslipidémie dans 47 % et un IMC médian de 30 kg/m²).

Une échographie cardiaque était indiquée chez environ un quart de ces patients hospitalisés pour diabète et/ou obésité. La prévalence de cardiomyopathie atteignait 54,6 [48,8-60,4] % parmi ceux ayant bénéficié de l’examen, soit une prévalence globale sur la cohorte de 10,8 [9,2-12,4] %. Elle était plus élevée en cas de diabète (14 vs 2,7 %). Parmi ceux ayant bénéficié d’une échographie, la prévalence atteignait 54,6 [48,8-60,4] %.

Les paramètres identifiés dans Metab-Heart permettent d’affiner la sélection des patients à explorer pour une atteinte cardiaque, à savoir le sexe masculin, l’âge, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie, une HbA1c élevée, la néphropathie, l’artériopathie périphérique, la présence d’un diabète ainsi que sa durée.

(2) SFD 26. Cosson E. et al. CO079


Source : Le Quotidien du Médecin